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François d'Assise 

Sa jeunesse

François est nĂ© en Italie, Ă  Assise (province d’Ombrie, Ă  180 km au nord de Rome), fils de Pietro di Bernardone, bourgeois d’une commune qui allait bientĂŽt s’émanciper, riche marchand qui frĂ©quentait les marchĂ©s et les foires d’Italie du Nord, de France et de Flandre, et d’une mĂšre probablement d’origine provençale ou française. D’abord baptisĂ© Giovanni (Jean), il prend le nom de Francesco (François) 

 

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Testament de saint François d'assise (1226)

1 Voici comment le Seigneur me donna, Ă  moi frĂšre François, la grĂące de commencer Ă  faire pĂ©nitence. Au temps oĂč j'Ă©tais encore dans les pĂ©chĂ©s, la vue des lĂ©preux m'Ă©tait insupportable. 

2 Mais le Seigneur lui-mĂȘme me conduisit parmi eux; je les soignai de tout mon coeur; 

3 et au retour, ce qui m'avait semblĂ© si amer s'Ă©tait changĂ© pour moi en douceur pour l'esprit et pour le corps. Ensuite j'attendis peu, et je dis adieu au monde. 

4 Et le Seigneur me donna une grande foi aux Ă©glises, foi que j'exprimais par la formule de priĂšre toute simple: 

5 Nous t'adorons, Seigneur JĂ©sus-Christ, dans toutes tes Ă©glises du monde entier, et nous te bĂ©nissons d'avoir rachetĂ© le monde par ta sainte Croix. 

6 Ensuite, le Seigneur m'a donnĂ© et me donne encore, Ă  cause de leur caractĂšre sacerdotal, une si grande foi aux prĂȘtres qui vivent selon la rĂšgle de la sainte Ă©glise romaine, que, mĂȘme s'ils me persĂ©cutaient, c'est Ă  eux malgrĂ© tout que je veux avoir recours. 

7 Si j'avais autant de sagesse que Salomon, et s'il m'arrivait de rencontrer de pauvres petits prĂȘtres vivant dans le pĂ©chĂ©, je ne veux pas prĂȘcher dans leurs paroisses s'ils m'en refusent l'autorisation. 

8 Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. 

9 Je ne veux pas considĂ©rer en eux le pĂ©chĂ©; car c'est le Fils de Dieu que je discerne en eux, et ils sont rĂ©ellement mes seigneurs. 

10 Si je fais cela, c'est parce que, du trĂšs haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n'est son Corps et son Sang trĂšs saints, que les prĂȘtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres. 

11 Je veux que ce trĂšs saint sacrement soit par-dessus tout honorĂ©, vĂ©nĂ©rĂ©, et conservĂ© en des endroits prĂ©cieusement ornĂ©s. 

12 Et les trĂšs saints noms du Seigneur, et les manuscrits contenant ses paroles, chaque fois que je les trouverai abandonnĂ©s oĂč ils ne doivent pas ĂȘtre, je veux les recueillir, et je prie qu'on les recueille, pour les placer en un lieu plus digne. 

13 Tous les thĂ©ologiens, et ceux qui nous communiquent les trĂšs saintes paroles de Dieu, nous devons les honorer et les vĂ©nĂ©rer comme Ă©tant ceux qui nous communiquent l'Esprit et la Vie. 

14 AprĂšs que le Seigneur m'eut donnĂ© des frĂšres, personne ne me montra ce que je devais faire, mais le TrĂšs-Haut lui-mĂȘme me rĂ©vĂ©la que je devais vivre selon le saint Evangile. 

15 Alors je fis rĂ©diger un texte en peu de mots bien simples, et le seigneur Pape me l'approuva. 

16 Ceux qui venaient Ă  nous pour partager cette vie distribuaient aux pauvres tout ce qu'ils pouvaient avoir; pour vĂȘtement ils se contentaient d'une seule tunique, doublĂ©e de piĂšces Ă  volontĂ© au dedans et au dehors, plus une corde et des braies. 

17 Et nous ne voulions rien de plus. 

18 Nous cĂ©lĂ©brions l'office: les clercs, comme les autres clercs, les laĂŻcs en rĂ©citant le Notre PĂšre. Et nous passions trĂšs volontiers de longs moments dans les Ă©glises. 

19 Nous Ă©tions des gens simples, et nous nous mettions Ă  la disposition de tout le monde. 

20 Moi, je travaillais de mes mains, et je veux travailler; et tous les frĂšres, je veux fermement qu'ils s'emploient Ă  un travail honnĂȘte. 

21 Ceux qui ne savent point travailler, qu'ils apprennent, non pour le cupide dĂ©sir d'en recevoir salaire, mais pour le bon exemple et pour chasser l'oisivetĂ©. 

22 Lorsqu'on ne nous aura pas donnĂ© le prix de notre travail, recourons Ă  la table du Seigneur en quĂȘtant notre nourriture de porte en porte. 

23 Pour saluer, le Seigneur m'a rĂ©vĂ©lĂ© que nous devions dire: Que le Seigneur vous donne sa paix! 

24 Les frĂšres se garderont bien de recevoir, sous aucun prĂ©texte, ni Ă©glises, ni masures, ni tout ce qu'on pourrait construire Ă  leur intention, sauf s'ils ne font qu'y sĂ©journer comme des hĂŽtes de passage, des pĂšlerins et des Ă©trangers, conformĂ©ment Ă  la sainte pauvretĂ© que nous avons promise dans la RĂšgle. 

25 Je dĂ©fends formellement, au nom de l'obĂ©issance, Ă  tous les frĂšres, oĂč qu'ils soient, d'oser jamais solliciter de la cour de Rome, ni par eux-mĂȘmes ni par personne interposĂ©e, aucun privilĂšge sous aucun prĂ©texte; pour une Ă©glise ou pour une rĂ©sidence, pour assurer une prĂ©dication ou pour se protĂ©ger contre une persĂ©cution. 

26 Si dans une contrĂ©e on ne les reçoit pas, eh bien! qu'ils fuient dans une autre pour y faire pĂ©nitence avec la bĂ©nĂ©diction de Dieu. 

27 Je veux fermement obĂ©ir au ministre gĂ©nĂ©ral de cette fraternitĂ© et Ă  tout gardien qu'il lui plaira de me donner. 

28 Je veux ĂȘtre tellement liĂ© entre ses mains, que je ne puisse faire un pas ni la moindre action en marge de ses ordres et de sa volontĂ©, car il est mon seigneur. 

29 Bien que je sois un homme simple et un malade, je veux cependant avoir toujours un clerc qui me cĂ©lĂšbre l'office, comme il est marquĂ© dans la RĂšgle. 

30 Que tous les autres frĂšres soient tenus d'obĂ©ir ainsi Ă  leur gardien et de cĂ©lĂ©brer l'office selon la RĂšgle. 

31 S'il s'en trouvait qui ne cĂ©lĂšbrent pas l'office selon la RĂšgle et veuillent y opĂ©rer des changements, ou qui ne soient pas catholiques, alors tous les frĂšres, oĂč qu'ils soient, seront tenus par obĂ©issance, partout oĂč ils rencontreront l'un de ceux-lĂ , de l'adresser au custode le plus proche du lieu oĂč ils l'auront rencontrĂ©. 

32 Le custode sera rigoureusement tenu, en vertu de l'obĂ©issance, de le garder comme un prisonnier, jour et nuit, sans le laisser Ă©chapper de ses mains jusqu'au moment oĂč il pourra le prĂ©senter en personne Ă  son ministre. 

33 Le ministre, Ă  son tour, sera rigoureusement obligĂ©, en vertu de l'obĂ©issance, de le faire accompagner par des frĂšres comme un prisonnier, jour et nuit, jusqu'au moment oĂč on le dĂ©fĂ©rera au cardinal d'Ostie, qui est maĂźtre, protecteur et correcteur de toute la fraternitĂ©. 

34 Que les frĂšres n'aillent point dire: VoilĂ  une nouvelle RĂšgle! Non: c'est un retour sur notre passĂ©, une admonition, une exhortation, et c'est le testament que moi, votre petit frĂšre François, je vous adresse, Ă  vous mes frĂšres bĂ©nis, afin que nous observions plus catholiquement la RĂšgle que nous avons promis au Seigneur de garder. 

35 Le ministre gĂ©nĂ©ral, les autres ministres et les custodes sont tenus, par obĂ©issance, de ne rien ajouter ni retrancher Ă  ces paroles. 

36 Qu'ils aient toujours avec eux ce texte joint Ă  la RĂšgle. 

37 Dans tous les chapitres qu'ils tiennent, qu'ils fassent lire aussi ce texte aprĂšs la lecture de la RĂšgle. 

38 A tous mes frĂšres clercs et laĂŻcs je prescris fermement, en vertu de l'obĂ©issance, de ne faire de gloses ni sur la RĂšgle ni sur ces paroles en disant: Voici comment il faut les comprendre! 

39 Non: de mĂȘme que le Seigneur m'a donnĂ© de dire et d'Ă©crire la RĂšgle et ces paroles purement et simplement, de mĂȘme vous aussi, simplement et sans glose, vous devez jusqu'Ă  votre dernier jour les comprendre et les mettre en pratique par de saintes actions. 

40 Quiconque observera ces choses, qu'il soit bĂ©ni dans le ciel de la bĂ©nĂ©diction de PĂšre trĂšs haut, qu'il soit rempli sur la terre de la bĂ©nĂ©diction de son Fils bien-aimĂ©, avec celle du trĂšs saint Esprit Paraclet, de toutes les Vertus des cieux et de tous les saints. 

41 Et moi, frĂšre François, votre petit pauvre et serviteur, dans toute la mesure dont j'en suis capable, je vous confirme, au dedans et au dehors, cette trĂšs sainte bĂ©nĂ©diction. 

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 Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. ...

Pour Françoise, eux et tous les autres sont toutes les créatures.

Je me souviens d'un temps oĂč je ressentais cette communion avec la CRÉATION entiĂšre. puis je crois, ce fut l'orgeueil qui rentra dans mon ĂȘtre. La non acceptation que ces autres puissent me mĂ©priser et me tenir pour rien. Depuis cinq ans je vis dans ce monde terrible. Et j'ai, oh combien, hĂąte de sortir de lui pour rentrer dans le silence de mon coeur et la paix. Pour me laisser guĂ©rir par celui qui seul lui est AMOUR et MisĂ©ricorde