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où t’es-tu caché ami

tu m’as laissée pleurer

comme le cerf tu as fui

après m’avoir blessée

après toi j’ai crié

mais tu étais parti

 

bergers si vous allez

là-haut dans vos bergeries

oh si vous rencontrez

celui que je chéris

dites-lui que je languis

je peine je meurs pour lui

 

en cherchant mes amours

j’irai par les monts les rivages

je ne cueillerai pas de fleurs

je n’aurai pas peur des bêtes sauvages

je passerai les barrières

et toutes les frontières

 

oh forêts et fourrés

plantés par la main de l’ami

oh verdures et prés

émaillés et fleuris

oh dites-moi surtout

s’il est passé parmi vous

 

il a répandu mille grâces

en traversant les bois

rien qu’en les regardant

de son visage à chaque fois

sur chaque feuille il a laissé

un habit de beauté

 

ah qui me guérira

donne-toi enfin pour de vrai

et s’il te plait ne m’envoie pas

d’autres messagers désormais

ils ne savent pas me dire

les mots que je désire

 

car tous ceux qui te cherchent

de toi mille grâces inventent

oh oui tous ils me blessent

ils me laissent mourante

d’un je ne sais quoi

qu’ils balbutient de toi

 

oh ma vie qui vis sans vivre

comment peux-tu tenir

les flèches qui t’arrivent

devraient te faire mourir

de tous ces rêves en toi

de l’amour que tu conçois

 

 

pourquoi ne pas guérir

ce coeur puique tu l’as meurtri

oh pourquoi le laisser souffrir

puisque tu l’as ravi

et pourquoi ne pas emporter

ce que tu as volé

 

apaise mes chagrins

car personne ne peut les chasser

et que mes yeux te voient enfin

car tu es leur clarté

car je ne veux plus avoir

des yeux que pour te voir

 

découvre-moi ta présence

que la vue de ta beauté me tue

tu sais bien la souffrance

de l’amour sans issue

sinon par la présence

sinon par l’évidence

 

oh source cristalline

si tu formais soudainement

les yeux que j’imagine

dans tes reflets d’argent

ces yeux que j’ai dessinés

dans mon intimité

 

ami détourne-les loin

sinon je vais m’envoler

oh colombe reviens

car le cerf est blessé

il se penche sur le col

il boit au souffle de ton vol

 

 

en mon aimé j’ai les collines

les vallées solitaires les bois

l’étrangeté des îles

les fleuves au grand fracas

et le doux sifflement

amoureux des vents

 

j’ai la nuit délicieuse

aux marches de l’aurore

j’ai la musique silencieuse

la solitude sonore

le repas qu’on savoure

et qui fortifie l’amour

 

les renards chassez-les

car déjà la vigne bourgeonne

et bientôt des rosiers

nous tresserons des couronnes

et que nul ne chemine

au milieu des collines

 

vent du nord fais le mort

et toi vent du sud viens

toi qui rappelles l’amour

souffle dans mon jardin

que l’aimé prenne son repas

sous les lilas

 

ô filles de judée

tandis que les parfums

embaument dans les rosiers

les lys et les jasmins

restez dans les faubourgs

n’entrez pas dans nos cours

 

cache-toi mon ami

dirige-toi vers les montagnes

et qu’il n’en soit rien dit

mais n’oublie pas les compagnes

de celle qui voyage

sur d’étranges rivages

 

et vous légers oiseaux

lions cerfs et daims bondissants

montagnes vallées rives d’eau

mers et vents ardents

et vous craintes et veilles

des nuits sans sommeil

 

par les lyres jolies

et le chant des sirènes

oh je vous en supplie

que s’arrêtent vos haines

et que l’épouse repose

en une nuit bien close

 

et l’épouse est entrée

dans le doux jardin désiré

elle repose à son gré

sa tête est appuyée

sur les bras tendrement

de son amant

 

au pied du pommier

avec moi je t’ai fiancée

ma main je t’ai donnée

et là je t’ai restaurée

dans ta primitive beauté

là où ta mère fut violentée

 

notre lit est fleuri

entouré de cavernes de lions

tout de pourpre embelli

dans la paix et dans l’abandon

notre lit est couronné

de mille boucliers dorés

 

à la recherche de tes traces

les filles courent sur les chemins

dans les lueurs qui s’effacent

dans les arômes du vin

sous la touche des parfums

de ton baume divin

 

j’ai bu dans le cellier secret

de mon aimé mais quand

je suis sortie je ne savais

plus rien de tout ce camp

j’avais perdu le troupeau

que je menais à l’enclos

 

c’est là qu’il m’a offert

son coeur et qu’il m’a enseignée

et à lui toute entière

moi je me suis donnée

là je lui ai juré

d’être son épouse à jamais

 

j’ai consacré mon âme

et tout mon bien à son service

je ne garde plus de troupeau

non je n’ai plus d’autre office

je n’ai plus d’autre entraînement

que l’amour seulement

 

 

ainsi donc sur les prés

si personne ne me voit plus

c’est que l’amour m’a emportée

dites que je suis perdue

oui j’ai voulu m’égarer

et je me suis trouvée

 

de fleurs et de joyaux

choisis au petit jour

nous tresserons des cordeaux

fleuris dans ton amour

j’y glisserai un de mes cheveux

en motif amoureux

 

c’est par ce seul cheveu

que je t’ai capturé

il volait sur mon cou

et toi tu me regardais

et tu es resté prisonnier

et dans mes yeux tu t’es blessé

 

quand tu me regardais

tu me donnais ta beauté

c’est pourquoi tu m’aimais

et pour toi j’avais mérité

ce que je voyais déjà

en toi

 

mais ne va pas me mépriser

même si je suis décolorée

tu peux encore me regarder

car toujours tu m’as regardée

et ton regard m’a laissé

la grâce et la beauté

 

oh la colombe est revenue

avec un rameau d’olivier

la tourterelle a été vue

sur les rives argentées

elle a enfin trouvé

son compagnon tant désiré

 

 

en solitude elle vivait

elle nichait en solitude

et seul à seule son aimé

la guide en solitude

en solitude lui aussi

par l’amour est meurtri

 

ah jouissons l’un de l’autre ami

allons nous voir en ta beauté

sur la montagne d’où jaillit

l’eau dans sa pureté

dans les fourrés pénétrons

encore plus profond

 

et après nous irons

dans les cavernes élevées

sous ces hautes voûtes qui sont

si bien cachées

et là nous  entrerons

pour goûter le fruit des saisons

 

là tu me montrerais

ce que mon âme désirait

oh toi qui es ma vie

aussitôt tu me donnerais

ce que tu m’as déjà donné

un jour  passé

 

 

le souffle de l’air

le chant de la cigale

le bocage et la terre

la nuit sous les étoiles

la flamme qui consume

sans aucune amertume

 

et nul ne regardait

l’ennemi avait déserté

le siège s’apaisait

et tous les cavaliers

à la vue des eaux lentes

poursuivaient leur descente

 

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Qui a touché ce bien aimé dans le fond de son âme...

Comment oublier ce bonheur silencieux, 

La nature si belle n'est qu'un reflet de sa BEAUTÉ.

Ce Bien Aimé qui, en possédant l'être le laisse imprimé de Lui... mais libre .... ( En français c'est difficile de l'exprimer)

Je n'ai jamais été Aimée de telle manière et, c'est pour cela que lorsque je le remplace par des ... miettes ... mon âme est comme une terre aride, blessée...

ah, lorsque on remplit sans fin avec des mots, des religions, des dogmes...ce qui est la simplicité infinie... !

Je me souviens de mes regards à l'infini dans ces immenses terres plates de la Castilla en mi pays l'Espagne. Rien, Rien que Lui et Tout, Tout. 

Je crois que ma maladie est celle de l'Amour, celle du désespoir de me me sentir loin de cet enfant qui déposait tout son âme entre ses mains.

Ah non, ne me parlez pas de ciel, infer, purgatoire, et rien de tout ce qui sont que des mots barrière entre Lui et moi. Je ne sais Rien et je ne veux Rien savoir. 

Je sais, oui, je sais une chose. Le jour où mes yeux s'ouvrirons à la vraie lumière, en le voyant de loin... je traverserai tout... les fleuves, et les montagnes et toutes les

autres choses pour aller me jeter entre ses bras et pour Rien dire mais Aimer et me LAISSER AIMER.

 

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L'infini ... 

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Rien, Rien que l'infini

 

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Vers Santiago de Compostela

 

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Des paysages vides... mais pour laisser le regard aller loin ... Pour laisser le regard innocent se remplir du silence et de l'air ... de l'immensité 

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Aller pour se retrouver... et se laisser remplir de ce que l'on ne peut pas acheter car trop lourd...

 

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Torren de l'Amour ...avec force mais humilité et gratuité... dando y dando ... sans rien demander ... 

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Paysage de la Castilla ... 

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Castilla ... Don Quijote de la Mancha...Cervantes 

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QUE DIOS OS BENDIGA

 12 Nobembre 2018 nanipeinture