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Fête de Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

Le pauvre n'a pas faim seulement de pain, il a aussi terriblement faim de dignité humaine. Nous avons besoin d'amour et d'exister pour quelqu'un d'autre. C'est là que nous commettons une erreur lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté. Non seulement nous avons refusé aux pauvres un morceau de pain mais, en les considérant comme rien, en les abandonnant à la rue, nous leur refusons cette dignité qui est la leur, de plein droit, en tant qu'enfants de Dieu. Le monde, aujourd'hui, est affamé non seulement de pain, mais d'amour ; il a faim d'être désiré, d'être aimé. Les gens ont faim de sentir la présence du Christ. Dans beaucoup de pays, on dispose de tout en abondance, sauf de cette présence, de cette bienveillance. En chaque pays il y a des pauvres. Il est des continents où la pauvreté est plus spirituelle que matérielle, une pauvreté faite de solitude, de découragement, d'une absence de sens. Mais j'ai vu aussi, en Europe ou en Amérique, des gens dans le plus grand dénuement dormir sur des cartons, des chiffons, dans les rues. Paris, Londres ou Rome connaissent cette forme de pauvreté. Il est si simple de parler ou de se préoccuper des pauvres qui sont au loin. Il est plus difficile, et peut-être un plus grand défi, de prêter attention et de se soucier du pauvre qui vit à deux pas de chez nous. Le riz, le pain, que je donne à l'affamé ramassé dans la rue apaiseront sa faim. Mais celui qui vit dans l'exclusion, le manque d'amour et une grande peur, combien il sera difficile de combler cette faim-là. Vous qui habitez en Occident, bien plus que la pauvreté matérielle, vous connaissez la pauvreté spirituelle, et c'est pour cela que vos pauvres sont parmi les plus pauvres. Parmi les riches, il y a souvent des personnes spirituellement très pauvres. Je trouve qu'il est facile de nourrir un affamé ou de fournir un lit à un sans-abri, mais consoler, effacer l'amertume, la colère et l'isolement qui viennent de l'indigence spirituelle, cela demande beaucoup plus de temps.

L'ivre de matieres & de couleurs

C'est vrai... avec tant et tant des médias ... tant et tant de peur les uns pour les autre ... On est en train de construire un monde ou le confort résignera en maître et pour cela, la pauvreté de l'autre sera et est déjà une gêne. Mais on ne se rend compte que c'est avec le regard de cet autre que je peux me voir en vérité. Le plus beau de regard que j'ai eu dans ma vie c'est celui du pauvre. Le malade. Celui qui est exclu dans notre société a un regard qui nous pénètre car il nous regarde coeur à coeur. Avec du respect, j'ai perçu cela lorsque je les côtoyais de près durant des années. La maison de frères qui les accueillais se trouvais dans un quartier très popoulaire de Paris à coté des gares de Est et du Nord. 

Dans le supplément de Libé sur les faits divers, il y en a un qui a attiré particulièrement mon attention et m’obsède.

N'ayons pas peur cet hiver d'aller vers eux. Les vrais pauvres accepterons des sandwich et habits, et autre et on ne vous demanderont que de l'argent.

Psaume 131(130),1.2.3.

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.
Peinture à l'eau, portrait
C'est un peu comme le visage de la face de Jésus défiguré... mais le regard est beau et pas défiguré car malgré la souffrance on peut garder un coeur d'enfant. Celui qui souffre sait se réjouir avec ta joie et la mienne. Partager un gâteau ou un mot où pourquoi pas un repas ? c'est très sympathique et l'on sort avec le coeur plein de JOIE
Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ses petits des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait
Jésus
GOD BLESS YOU